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INTRODUCTION
n’avait pas craint de rapprocher ces deux noms àpropos d ’Almansor et de William Ratcliff. Irnrner-mann répondit à Platen par une poétique satire;quant à Henri Heine, qui était si en fonds pourcribler d’épigrammes littéraires l’auteur de l'Œdiperomantique, il eut le tort de s’attaquer, non pas aupoète, mais à l'homme, et de l’outrager par d’in-dignes calomnies. Il n’avait pas même le mérite del'invention; détestable conseillère, sa fureur l’avaitfait tomber dans le plus triste plagiat : il s’étaitsouvenu des accusations infamantes que Voltaireprodigue à Frédéric, et il les jetait au noble poètepour se venger d’une épigramme. On peut lire cesviolences au second volume des Reisebilder. « J’aifait tort à Platen, disait Henri Heine plus tard; maisil s’agissait d’une lutte de parti, et l’adversaire étaitconsidérable. » Henri Heine s’abusait en parlant dela sorte, il n’avait fait tort qu’à lui-même; le nomdu comte Platen est resté pur dans l’histoire deslettres allemandes, et n’a pas plus souffert que celuide Louis Bœrne des diffamations de l'humoriste.