46
INTRODUCTION
ligieuses (Y Ahnansor, et répond aux censures par desoutrages ; tantôt il avoue que sa famille elle-même,dans sa gravité judaïque, n’éprouve aucune sym-pathie pour son œuvre. « Ma mère, — écrit-il àson ami Mosès Moser au mois de mai -1823, — mamère a lu mes tragédies, mais elle les a médiocre-ment goûtées ; ma sœur les tolère, et rien de plus ;mes frères ne les comprennent pas ; mon père n’amême pas ouvert le livre. » Un jour il écrit au cé-lébré Immermann : « Walliam Ratcliff , c’est maconfession générale, et j’ai la marotte de croire quevous êtes du petit nombre de ceux qui sauront lecomprendre. La seule chose que je vous demande,c’est de le lire en bonne disposition d’esprit et dene pas interrompre votre lecture. Je suis convaincude la valeur de ce poème, car il est profondémentvrai, ou moi-même je ne suis qu’un mensonge. Toutce que j’ai écrit jusqu’à présent, tout ce que j’écriraiencore pourra mourir et mourra... J’en dirais bienplus sur ce point, quoique j’en sois tout confus ;mais heureusement le temps me manque. » Deux
"y rt i Vfi ’h'’iin !, frrï iititfr *itf irrh iif -