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INTRODUCTION
averti de son erreur, soit qu’il ait reconnu spontané-ment l’inspiration toute lyrique dece prétendu drame,il supprima les divisions théâtrales, et ne laissa plussubsister qu’un poëme dialogué : c’est sous cette forme(pie l’a publié M. Strodtmann d’après les manuscritsde l’auteur. On voit bien cependant que l’économie dela pièce n’est pas changée. Le poète, vaincu sur lethéâtre, se réfugie dans le libre domaine de la fantai-sie; ces suppressions ne veulent pas dire autre chose.Au surplus, tragédie ou poëme, ce que nous cher-chons ici, ce sont les premières elfusions de ce chan-tre bizarre qui a exprimé d’une manière si poi-gnante plusieurs des maladies morales de noiresiècle, et que nous avons vu mourir sur son lit dedouleur, mêlant, les plus cyniques bouffonneries àla poésie la plus délicate et la plus pure.
Pendant qu’Almansor et Hassan échangent leursconfidences dans le château ruiné d’Abdullah, lechâteau d'Aly est en fête. Zuleima, qu’on nommeaujourd'hui dona Clara, va épouser un gentilhommecastillan, don Enrique. Un entend retentir la nmsi-