et de lâcheté par où l’on renonçait au ciel pour con-server la terre ! D’heure en heure croissait le nom-bre des apostasies, « et de même que le voyageur seprécipite la face contre terre quand le simoun brû-lant lui. soude au visage, ainsi, dit Almansor, nousnous jetions sur le sol en pleurant, de peur que lesouille empoisonné des nouvelles sinistres ne nousdonnât la mort. »
Nouvelles meurtrières, en effet, si l’on songe queles musulmans de Henri Heine joignent à la foi del'homme d’Orient la tendresse du chrétien et la fiertéde l’Espagnol! Le plus douloureux de ces messagesfut celui qui concernait le bon Àly. Le bon Aly étaitle vieil ami d’AbdulIah. Pour attacher à cette ami-tié une bénédiction sainte, Aly et Abdullah s’étaientpromis d’unir leurs enfants et de ne former qu’unefamille. Almansor, fils d’Abdullah, avait été fiancédès l’enfance à Zulcima, fille d’Aly. Un jour, auxheures sombres qui suivirent la chute de-Grenade,pendant qu’Abdullah pleurait encore, la barbe et
les cheveux souillés de cendres, pendant que la fa-
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