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INTRODUCTION
dullah ! Mais à peine Hassan a-t-il reconnu son jeunemaître, à peine est-il tombé à ses pieds, qu’une pen-sée amère lui mord le cœur. Ce costume espagnolqui a failli coûter si cher à Almansor, c’est peut-être la livrée de l’apostasie. Hassan a vu des mil-liers de Maures renier par intérêt la' foi de leursaïeux ; l’enfant qu’il a bercé serait-il un de ces re-négats? « Almansor-ben-Abdullah, réponds-moi :d’où vient que tu portes ce costume? Qui a mis aunoble coursier berbère cette peau de serpent bril-lante et tachetée? Rejette cette venimeuse enve-loppe, fils d’Abdullah! Marche sur la tête du ser-pent, noble coursier ! — Toujours le même, répondle jeune Arabe en souriant, toujours inflexible enton zèle, mon vieil Hassan ! Toujours la même foiaux formes et aux couleurs! Ne sais-tu pas que lapeau du serpent est une sauvegarde contre le ser-pent, de même que la peau du loup protège l’a-gneau humble et sans défense au milieu de laforêt? Malgré cette toque et ce manteau, va, jesuis toujours musulman de cœur et d’âme, car