Druckschrift 
De la constitution française de l'an 1814
Entstehung
Seite
24
Einzelbild herunterladen
 

( 24 )

dâmes énergiques, quon appelle du caractère.Les hommes, pour la plupart, sont des piècesde monnaie dont lempreinte est efîacée. Dansle nombre de ceux dont on prônait autrefois lepatriotisme , combien de déserteurs qui, deslentes dIsraël, ont passé dans le camp des Phi-listins! Et quelles causes ont opéré cet ignoblechangement? presque toujours des intérêts defamille ou damour-propre à ménager. Un re-gard affectueux et protecteur que le prince lais-sait tomber sur eux, a suffi quelquefois pour lesenivrer de joie, les gonfler dune vanité puérile,altérer leur doctrine politique et modifier leursdiscours. Voilà ce quon a vu et ce quon verra.Voilà pourquoi le courage civil, toujours calme,est si rare chez une nation bouillante, et dansun pays le courage militaire paraît inné. Lesméticuleux et doux, plus nombreux que les mé-dians , ontdonné lieu au proverbe : Ily ades genssi bons, quils ne valent rien. La même raisonexplique pourquoi la probité politique est moinscommune que la probité civile, qui, cependantne lest pas trop. Plusieurs fois on a entendu deshommes constitués en dignité, qui disaient : Jene mets pas ma conscience dans les aflaires poli-tiques. Malheureux! la placez-vous donc? Lavraie politique nest-elle pas une branche de la