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légitime ; d’un maître ! propos d’esclaves , otld’hommes qui méritent de l’être. Maître légi-time ! comme si , en fait de gouvernement,quelque chose pouvait être légitime, s’il n’estémané de la volonté nationale ; comme si lespeuples étaient des troupeaux créés pour le bonplaisir de leurs chefs, et par là même exposés àdevenir la curée du despotisme. Actuellementdans les chaires chrétiennes de nouveaux Sache-verell, outrageant la religion, prêchent l’obéis-sance passive. On tenait le même langage, quand,par dessénatus-consultesjon démolissait la Cons-titution de l’an 8.
Il est vrai que le caractère personnel du chefd’un état altère ou modifie la nature d’un gou-vernement qui n’est pas fixé par une charte cons-titutionnelle ; il en est très-peu qui soient appuyéssur celte base : voilà pourquoi l’ineptie et lecrime ont presque toujours gouverné les nations.Dire avec certaines gens que les bons princessont comme les revenans dont tout le mondeparle sans en avoir vu , serait une exagérationdémentie par l’histoire. Le plus grand sans doutefut cet Alfred qui institua le jury, fonda l’uni-versité d’Oxford, fut le modèle des Chrétienspar ses vertus ; des savans , par son amour pourles lettres ; des gouvernails, par sa politique