XXV
« s’avisent de les brûler , ailleurs peut-être les« lecteurs seront moins revêches. »
Laubardemont assurait que , dans une lignela plus indifférente, il trouverait un corps dedélit suffisant pour faire périr celui qui l’auraitécrite. A plus forte raison dans les ouvragesassez nombreux d'un homme qu’absolument ilfaut perdre , trouverons-nous des malériauxsuffisans pour le dénigrer : mutilons ses périodes,dénaturons ses idées, empoisonnons ses inten-tions. Vainement on nous assure que diversécrits publiés sous son nom lui sont faussementattribués; que d’autres ont été imprimés sansson aveu ; que d’autres, enfin , ont été altérés ,parce que trop occupé pour en corriger lesépreuves, et surtout trop confiant, il char-geait de ce travail des commis de bureau dontla tête était effervescente à l’époque où tous lespotentats de l’Europe étaient ligués contre laFrance. Ces correcteurs infidèles ont inséré dansces écrits qu’il n’a jamais relus , que même il nepossède pas, des phrases qui ne sont pas de lui,dont il ne soupçonnait pas même l’insertion ,que son cœur et ses principes désavouent : maisque nous importe?
Calomnions, et quoiqu’il en guérisse,
On en verra du moins la cicatrice.