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offriront une garantie suffisante aux traités, et ferme-ront les plaies du monde.
Sous le règne des tyrans, toutes les lois mora-les sont comme suspendues; de même qu’en Angle-terre, dans les temps de trouble, on suspend l’actesur lequel repose la liberté des citoyens. Chacun saitqu’il n’agit pas bien, qu’il marche dans une faussevoie; mais chacun se soumet et se prête à l’oppression.On se fait même une espèce de fausse conscience dansle v'ice ; on remplit scrupuleusement les ordres les plusopposés à la justice. L’excuse est qu’il viendra demeilleurs jours, que l’on rentrera dans ses droits deliberté et de vertu; que c’est un temps d’iniquitésqu’il faut passer, comme on passe un temps de mal-heurs. Mais en attendant ce retour, le tyran fait toutce qui lui plait; il est obéi; il peut traîner tout unpeuple à la guerre, l’oj>primer, lui demander tout sansêtre refusé. Avec un prince légitime cela est impos-sible: tout le monde, sous un sceptre légal, est enjouissance de ses droits naturels et en exercice de sesvertus. Si le roi vouloir passer les bornes de son pou-voir, il trouverait des obstacles de toutes parts; tousles corps feraient des remontrances, tous les individusparleraient; on lui opposerait la raison, la conscience, laliberté. Voilà pourquoi Euonaparte, resté maître d’unseul village de la France, est plus à craindre pour l’Eu-rope que les Bourbons avec la France jusqu’au Rhin.
Au reste, les rois peuvent-ils douter de l’opinionde la France? croient-ils qu’ils seraient parvenus aussifacilement jusqu’au Louvre, si les Français n’avoientespéré en eux des libérateurs? N’ont-ils pas vu danstoutes les villes où ils sont entrés, des signes manifes-tes de cette espérance? Qu’entend-on en France depuissix mois, sinon ces paroles : Les Bourbons y sont-ils! oh sont les princes? viennent -ils? Ah! si l'onvoyoit nn drapeau blanc ! D’une autre part, l’horreurde l’usurpateur est dans tous les coeurs. 11 inspiretant de haine, qu’il a balancé chez un peuple guerrierce qu’il y a de dur dans la présence d’un ennemi;et l’on a mieux aimé souffrir une invasion d’un mo-ment, que de s’exposer à garder Buonaparte toute savie. Si les armées sc sont battues, admirons leur cou-