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De Buonaparte, des Bourbons, et de la nécessité de se rallier à nos princes légitimes, pour le bonheur de la France et celui de l'Europe
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ne parlez point d’opinion publique: la maxime est quele souverain doit en disposer chaque matin. 11 y avoità la police perfectionnée par Buonaparte un comitéchargé de donner la direction aux esprits, et à la têtede ce comité un directeur de l’opinion publique.L’imposture et le silence étoient les deux grandsmoyens employés pour tenir le peuple dans l’erreur.Si vos enfans meurent sur le champ de bataille, croyez-vous qu’on fasse assez de cas de vous pour vous direce qu’ils sont devenus ? On vous taira les événemensles plus importans à la patrie, à l’Europe, au mondeentier. Les ennemis sont à Meaux; vous ne l’apprenezque par la fuite des gens de la campagne; on vous enve-loppe de ténèbres ; on se joue de vos inquiétudes; onrit de vos douleurs ; on méprise ce que vous pouvezsentir et penser. Vous voulez élever la voix, un espionvous dénonce, un gendarme vous arrête, une com-mission militaire vous juge : on vous casse la tête,et on vous oublie.

Ce n’étoit pas tout d’enchaîner les pères, il falloitencore disposer des enfans. • On a vu des mères ac-courir des extrémités de l’Empire et venir réclamer,en fondant en larmes, les fils que le gouvernementleur avoit enlevés. Ces enfans étoient placés dans desécoles où on leur apprenoit au son du tambour l’irré-ligion, la débauche, le mépris des vertus domestiques,et l’obéissance aveugle au souverain. L’autorité pater-nelle, respectée par les plus affreux tyrans de l’anti-quité, était traitée par Buonaparte d'abus et de pré-juge. 11 vouloit faire de nos fils des espèces de Ma-melouclts sans Dieu, sans famille et sans patrie. Ilsemble que cet ennemi de tout, s’attachât à détruirela France par ses fondemens. Il a plus corrompu leshommes, plus fait de mal au genre humain dans lecourt espace de dix années, que tous les tyrans deBorne ensemble, depuis Néron jusqu’au dernier per-