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De Buonaparte, des Bourbons, et de la nécessité de se rallier à nos princes légitimes, pour le bonheur de la France et celui de l'Europe
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le duc de Bourbon el: le duc d’Enghien; ils avoientmême blessé le duc de Bourbon; mais l’épée d'unFrançais ne pouvoir -épuiser ce noble sang, il n’ap-partenoit qu’à un étranger d’en tarir la source.

Chaque nation a ses vices. Ceux des Français nesont pas la trahison, la noirceur et l’ingratitude. Lemeurtre du duc d’Enghien, la torture et l’assassinatde Pichegru, la guerre d’Espagne et la captivité duPape, décèlent dans Buonaparte une nature étrangèreà la France. Malgré le poids des chaînes dont nousétions accablés, sensibles aux malheurs autant qu’à lagloire, nous avons pleuré le duc d’Enghien, Pichegru,Georges et Moreau; nous avons admiré Sarragosse, etenvironné d’hommages un pontife chargé de fers. Ce-lui qui priva de ses Etats le prêtre vénérable qui luiavoit mis la couronne sur la tete, celui qui à Fon-tainebleau osa frapper de sa propre main le souverainpontife et traîner par ses cheveux blancs le père desfidèles, celui-là crut peut-être remporter une nouvellevictoire: il ne savoir, pas qu’il restoit à l’héritier de J.C. ce sceptre de roseau et cette couronne d’épines quitriomphent tôt ou tard de la puissance du méchant.

Le temps viendra, je l’espère, où les Françaislibres déclareront par un acte solennel qu’ils n’ontpoint pris de part à ces crimes de la tyrannie; que lemeurtre du duc d’Enghien, la captivité du Pape et laguerre d’Espagne, sont des actes impies, sacrilèges,odieux, anti-français surtout, et dont la honte ne doitretomber que sur la tête de l’étranger.

Buonaparte profita de l’épouvante que l’assassinatde Vincennes jeta parmi nous, pour franchir le dernierpas et s’asseoir sur le trône.

Alors commencèrent les grandes Saturnales de laroyauté : les crimes, l’oppression, l’esclavage marchè-rent d’un pas égal avec la folie. Toute liberté expire,tout sentiment honorable, toute pensée généreuse de-