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De Buonaparte, des Bourbons, et de la nécessité de se rallier à nos princes légitimes, pour le bonheur de la France et celui de l'Europe
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Comment expliquer les fautes de cet insensé?Nous ne parlons pas encore de ses crimes.

Une révolution préparée par la corruption denos moeurs et par les égaremens de notre espritéclate parmi nous. ‘Au nom des lois, on renversela religion et la morale; on renonce à l’expérienceet aux coutumes de nos pères; on brise les tombeauxdes aïeux, seule base solide de tout gouvernement,pour fonder sur une raison incertaine une sociétésans passé et sans avenir. Errant dans nos propresfolies, ayant perdu toute idée claire du juste et del’injuste, du bien et du mal, nous parcourûmes lesdiverses formes du gouvernement républicain. Nousappelâmes la populace à délibérer, au milieu desrues de Paris, sur les grands objets que le peupleromain venoit discuter au Forum, après avoir déposéses armes et s’être baigné dans les Ilots du Tibre.Alors sortirent de leurs repaires tous ces rois demi-nus, salis et abrutis par l’indigence, enlaidis et mu-tilés par leurs travaux, n’ayant pour toute vertu quel’insolence de la misère et l’orgueil des haillons.La patrie tombée en de pareilles mains fut bientôtcouverte de plaies. Que nous resta-t-il de nos fu-reurs et de nos chimères? des crimes et des chaînes !

Mais du moins le mot qui sembloit nous con-duire alors étoit noble. La liberté ne doit pointêtre accusée des forfaits que l’on commit sous sonnom ; la vraie philosophie n’est point la mère desdoctrines empoisonnées que répandent, les faux sages.Eclairés par l’expérience, nous sentîmes enfin que legouvernement monarchique étoit le seul qui pûtconvenir à notre patrie.

Il eût été naturel de rappeler nos princes légiti-mes; mais nous crûmes nos faures trop grandes pourêtre pardonnées. Nou3 ne songeâmes pas que le