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PROVINCE DE LIEGE.
(2,700 hab.) était autrefois vulgairement appelé faubourgd’Espagne, parce qu’il n’était séparé de Yerviers que parune porte et un petit ruisseau, et parce qu’il dépendait duLimbourg. Dison compte aujourd’hui quatre-vingt-cinq ma-nufactures de draps et 4,000 habitants. L’architecte Lau-rent Dewez (m. 1812), dont nous avons déjà fait plusd’une fois mention, était de Petit-Rechain, village voisin.
La petite ville de Limbourg (1,810 hab.) est restée telleque l’avaient faite les siècles passés. Elle se divise en villehaute et en ville basse ou Dolhain. La première, située ausommet d’un rocher très-élevé, ne consiste qu’en une seulerue ; il ne reste plus de traces de l’ancien château des ducsdémoli en 1783, mais on voit encore leur chapelle, qui setrouve sous le chœur de l’église Saint-Georges et qui com-muniquait avec le palais par un souterrain taillé dans leroc. L’église renferme une pyramide gothique en pierres desable, sculptée avec délicatesse et placée en 1544. Leduché, qui comprenait Limbourg, Herve, Eupen, aujour-d’hui ville prussienne, et quelques cantons voisins , n’étaitd’abord qu’une simple seigneurie, dont les possesseurs, issusdes comtes d’Arlon, commencèrent à s’intituler comtes deLimbourg vers le milieu du xi e siècle et adoptèrent letitre de duc lorsque quelques-uns d’entre eux eurent étéélevés à la dignité de duc de la Basse-Lotharingie. La ba-taille de AVoeringen, livrée près de Cologne en 1289, sou-mit le Limbourg au duc de Brabant Jean I er , qui le trans-mit à ses successeurs. Limbourg fut prise par le prince deParme en 1578, par les Hollandais en 1632, et par lesEspagnols en 1635. Les Français, s’en étant rendus maîtresen 1675, firent sauter le château, ruinèrent les fortificationset mirent le feu aux maisons. Elle fut rendue à l’Espagne