VALLÉE DE LA VESDRE, VERVIERS. 33!
La ville de Verviers (20,000 hab.) est aujourd’hui lecentre principal de l’industrie drapière, qui dans le moyenâge avait élevé les cités de la Flandre et du Brabant à unsi haut degré de splendeur. On y compte quarante-huitfabriques de draps, Casimir, flanelle; trente et une tein-tureries, six savonneries, et nombre d’autres établissementsimportants. En 1853, la draperie occupait à Verviers etaux environs 40,000 ouvriers, qui fabriquaient annuelle-ment 100,000 pièces de draps d’une valeur approximativede 25,000,000 de francs. Les capitaux employés par cetteindustrie étaient évalués à 75,000,000 de francs. Les com-mencements de cette prospérité ne remontent pas au delà dumilieu du xvii e siècle. Avant celte époque , Verviers n’étaitqu’un bourg: ce ne fut qu’en 1651 qu’il fut mis au rangdes villes du pays de Liège et qu’on lui accorda le droit d’en-voyer des députés aux assemblées des états. Ses habitantss’appliquèrent alors à l’embellir, et en moins de dix ans ilsl’environnèrent de murailles. Sa prospérité ayant suiviune forte progression, on a rebâti depuis peu la plu-part de ses monuments. L’église Saint-Rémacle a été élevéede 1834 à 1838, à l’aide de souscriptions volontaires; l’hô-tel de ville date de 1774; la fontaine et le perron de bronze,sur le Marché, ont été placés en 1732; le théâtre est del’an 1820 ; le beau pont sur la Vesdre, de l’an 1852 ; l’élé-gant local de la société d’harmonie est aussi récent. Il y aà Verviers plusieurs établissements de bienfaisance, unmont-de-piété, un athénée, une école industrielle. Verviersa vu naître le vaillant général Henri Jardon, tué en 1809.Plusieurs villages adjacents à Verviers ont suivi l’impulsiondonnée à cette ville par les progrès de l’industrie. C’estce qui est arrivé à Hodimont et à Dison. Hodimont