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PROVINCE DE LIEGE.
d’Angleur, passe l’Ourle à Chênée où il y a une station ,va trouver ensuite la Vesdre, la suit jusqu’à Dolhain-Lim-bourg, où elle la quitte pour gagner le plateau au moyen defortes rampes, et atteint ainsi la limite du royaume, entreLimbourg et Henri-Chapelle. Les sections de Chênée à Pe-pinster, et de Pepinster à la frontière, dont l’étendue est de39,000 mètres (environ huit lieues), n’offrent pas moinsde dix-huit tunnels et de vingt ponts. La construction destunnels a présenté de grandes difficultés par la présenceinattendue des eaux dans les montagnes , et par la naturede la pierre dont celles-ci se composent ; le plus longde tous est celui de Halinsart, qui a 637 mètres. Lesponts sont généralement divisés en trois arches, de formeet de grandeur différentes. Celui qu’on a jeté sur la Meuse,entre les rivages du Val-Benoît et du Bac-en-Pot, a cinqarches de vingt mètres d’ouverture, outre deux archeslatérales, et sert à la fois aux convois, aux piétons etaux voitures; cette magnifique construction, entièrementen pierres bleues, est jetée avec ampleur sur le fleuve; elleest ornée d’un garde-corps, composé de pilastres en pierreet de balustres en fonte; sa longueur est de 150 mètres etsa largeur de 15. Le pont sur l’Ourte, à Chênée, est composéde trois arches de seize mètres d’ouverture chacune; il estcontinué par vingt-quatre arcades : douze destinées à faciliterl’écoulement des eaux de l’Ourte en cas de crue extraordi-naire , et douze autres placées à l’intérieur de la fabriquede zinc à Angleur. Le dernier des ponts sur la Vesdre, celuides Grands-Prés à Dolhain, est aussi fort beau ; il est forméde plusieurs arches et de vingt arcades de dix mètresde largeur et de dix-sept à dix-huit mètres de hauteur.Tous ces travaux , commencés en 1840, et poursuivis avec