LIEGE.
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rituels écrivains de la France, M. Nisard, a donné de Saint-Jacques une description à la fois poétique et exacte. Sousla tour s’étendent des orgues magnifiques, ouvrage d’AndréSévérin de Maestricht, mort en 1673. Leurs immensespanneaux dorés sont à l’intérieur ornés de peintures ;le buffet descend en pointe presque à portée de maind’homme et se termine en forme de cul-de-lampe parun faisceau de cinq niches. On admire encore dansl’église un double escalier de pierre, dont le noyau estformé par la superposition de ses marches, et qui conduità une tribune d’où l’on a vue sur le chœur. De beaux vi-traux, réparés depuis peu avec beaucoup de soin, plusieursmausolées, et entre autres celui de l’évêque fondateur, huitstatues de Delcour, sont les autres ornements de cet admi-rable monument gothique, où l’on conservait autrefois leschartes et les privilèges de la cité.
Saint-Jean, fondation de prédilection de l’évêque Notger,dont on y conserve les restes, fut bâtie par lui, en 981ou 982, après la destruction du château de Chèvremont.La tour, l’un des plus anciens débris que possède Liège,date du x e siècle ; la nef et le chœur , en forme de rotondesurmontée d’un dôme, ont été reconstruits en 1757 sous ladirection de l’architecte Renoz. Le cloître voisin est assezremarquable.
Sur une hauteur située vers l’ouest, on voit s’élever levaste vaisseau de Saint-Martin, œuvre de l’architecte Paulde Ryckel, mort victime de la jalousie de ses confrères.L’église actuelle a été bâtie sur les fondements d’une autre,qui remontait au x e siècle et qui devait sa fondation à lareconnaissance de l’évêque Éracle, délivré à Tours d’ul-cères que les médecins désespéraient de guérir (960 envi-