LIEGE.
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Son successeur Maximilien-Henri, qui appartenait aussi àla maison de Bavière, eut également un règne très-orageux(1G50-1G88) ; la lourdeur des impôts devint la cause de nou-veaux troubles, qui coûtèrent la vie à plusieurs bourgmes-tres et qui se terminèrent en 1G84 par l’établissement d’unenouvelle organisation, restreignant considérablement lapuissance de la commune. Aux maux produits par ces dé-chirements vinrent se joindre les ravages des armées deLouis XIV, et en 1G91 le maréchal de Boufflers, s’étant em-paré de la Chartreuse, bombarda la ville pendant cinq jours ;l’hôtel de ville et presque toutes les maisons situées entrele Marché et la Meuse périrent dans ce désastre. La ville serendit par capitulation au duc de Marlhorough, et la cita-delle fut prise d’assaut, en 1702, pendant la guerre pourla succession d’Espagne. Le xviu 0 siècle, plus calme que leprécédent, n’offre, à côté du règne bienfaisant de Velbruck,qu’un seul épisode de troubles, la révolution de 1789, quiforça l’évêque Constantin de Hoensbroech à quitter mo-mentanément le pays. Le comte François de Méan, sonsuccesseur, fut forcé de fuir devant l’armée de Dumouriez.Entrés dans Liège le 28 novembre 1792, les Français l’a-bandonnèrent en 1795 et y revinrent l’année suivante; unelutte sanglante eut lieu, le 27 juillet 1794, sur le pont desArches, et les Autrichiens, en se retirant, ruinèrent unepartie du quartier d’Outre-Meuse et incendièrent tout lefaubourg d’Amercœur ; on ne reconstruisit ce dernierqu’en 1805, un décret impérial ayant accordé à cet effetun subside de 500,000 francs.
Liège se divise en deux parties d’inégale grandeur: l’unecomprenant la majeure partie des habitants et presquetous les monuments et édifices publics ; l’autre fort resn