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PROVINCE DE LIMBOURG.
forment un labyrinthe inextricable, illustré par maintehistoire lugubre. Des inscriptions et des dessins couvrentles parois de la grotte , dont la température, toujourségale, de huit degrés environ au-dessus de zéro, per-met à ces œuvres fragiles de l’homme de traverser lessiècles, tandis qu’à l’air le marbre même n’est pas insensi-ble à l’influence des saisons.
Quatre chaussées partent du faubourg de Wyck et sil-lonnent la partie orientale du Limbourg : l’une d’elles sedirige au sud vers Batlice et Yerviers, au travers de l’an-cien comté de Daelhem ; une autre conduit à Yaels et àla citédeGranus et de Charlemagne, Aix-la-Chapelle; unetroisième suit jusqu’à Heerlen les traces de la voie romainequi unissait autrefois les deux cités de la Germanie infé-rieure, Tongres et Cologne ; la dernière, enfin , relie Rure-monde et Venloo à la capitale du nouveau duché de Lim-bourg.
La petite ville de Vaels (2,500 hab.) n’était, il y asoixante et dix ans, qu’un modeste village; mais déjà laliberté du culte, dont on y jouissait sous la dominationhollandaise, y attirait une grande affluence de monde. Ony voit quatre églises : celles des catholiques et des réfor-més allemands sont situées vis-à-vis l’une de l’autre, surune colline; il y en a encore une pour les Français réfugiés,une autre pour les luthériens, et une maison où s’assem-blent les anabaptistes. La prospérité de Vaels est due à sesimportantes fabriques de draps.
Sur les bords pittoresques de la Geule, s’élevait autre-fois la redoutable et célèbre forteresse de Fauquemont ,Valckenborg, le Coriovallum ou Corvovallum des Romains.C’était la résidence de seigneurs puissants, dont les posses-