MAESTRICHT.
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réformés, un autre pour les orphelins catholiques, unhospice pour les enfants pauvres catholiques, etc.
On remarque encore à Maestricht l’Athénée, autrefoiscouvent des Dominicains ; le célèbre architecte de cet ordre,frère François Romain de Gand, qui prit part à la recon-struction du pont sur la Meuse, a fait bâtir l’édifice servantde demeure au directeur et orné de son portrait. L’églisedes Récollets a été transformée en palais de justice et lecouvent des frères Cellites en mont-de-piété. Cette villeoffre de plus un théâtre, une école de dessin, une biblio-thèque publique , plusieurs casernes, un arsenal, et d’au-tres bâtiments militaires. Le naturaliste François-Xavierde Burtin ( m. 1818) et le sculpteur Mathieu Kessels(m. 1856) étaient de Maestricht.
Le principal appui de la défense de Maestricht est le fortSaint-Pierre, placé sur une hauteur qui domine la Meuse.Sur la même éminence est le hameau de Caster , qui rap-pelle le souvenir des Romains, et plus loin le pittoresquesite de Slavande, où il y avait autrefois un couvent de Ré-collets. Au-dessous de ces anciennes constructions, entre laMeuse et le Jaer, s’étendent des cavités d’une nature touteparticulière ; le sol est un amas de calcaire grossier, espècede tuf tendre, se réduisant en poussière à la moindre pres-sion et pouvant être taillé au moyen d’un instrument tran-chant. 11 se façonne en pierres employées de temps immé-morial pour la construction des maisons et des édifices.Depuis nombre d’années, les habitants des environs fouillentsans relâche le sein de la montagne Saint-Pierre et y creu-sent ces galeries souterraines, rendues célèbres par debelles découvertes d’ossements fossiles. Une partie d’entreelles semblent remonter au temps des Romains ; d’autres
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