MAESTRICHT.
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Maestricht est partagée par la Meuse en deux parties degrandeur inégale ; le quartier vers l’est, appelé Wyck, peutêtre considéré comme une petite ville distincte. Il est jointà la cité par un beau pont en pierres de taille, bâti en 1683et reposant sur neuf arches. La population de Maestrichts’élève à 22,000 âmes. Ses principales industries sont lafabrication des draps, des armes à feu, de l’eau-de-vie, desbas, du tabac. Il y a aussi des raffineries de sel, des tan-neries, brasseries, teintureries, etc. La Meuse facilite lescommunications avec Liège, où se rend tous les jours unbateau à vapeur, et le canal dit Zuid-Willems-Vaarl(canal méridional de Guillaume), ouvert le 24 août 1826,permet aux bateaux de communiquer avec Bois-le-Duc.
Les deux principales places sont le grand Marché et leVrythof. Sur le marché est situé l’hôtel de ville, entière-ment en pierres de taille, commencé en 1659 et achevéen 1663, bâtiment carré, auquel on monte par un doubleperron ; jadis le magistrat liégeois montait par l’escalier dedroite, le magistrat brabançon par celui de gauche. Lamaison communale est surmontée d’une tour élégante etenrichie d’un beau carillon. Le Vrythof, agrandi en 1821,est embelli par les églises Saint-Servais et Saint-Jean, par legrand corps de garde, élevé en 1737, et par une plantationqui sert de promenade. Cette place est une des plus bellesdu pays; Guillaume de La Marck, surnommé le Sanglierdes Ardennes, y eut la tête tranchée.
L’église de Saint-Servais est un vaste édifice en formede croix, orné de cinq tours, dont trois en tête de la nef etdeux à l’extrémité de l’abside, derrière le chœur. Quelquesauteurs font dater celui-ci du temps de saint Monulphe,évêque de Tongres , qui fonda l’église au vi e siècle, et ils