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Les délices de la Belgique ou description historique, pittoresque et monumentale de ce royaume
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PROVINCE DE HAINAUT.

le minerai y était déjà travaillé dans des appareils informes,qui firent ensuite place à des fourneaux permanents ; plustard on surhaussa ces derniers, qui prirent le nom de hautsfourneaux, innovation qui paraît être due à des compa-triotes, et dater du xvi e siècle. Lindustrie sydérurgiquesemble avoir décliné, pendant les siècles suivants, dans lesPays-Bas catholiques, tandis quelle prenait de jour en jourplus dextension dans lévêché de Liège. Depuis cinquanteans, la forgerie belge sest considérablement améliorée ;lintroduction du mode daffinage à la comtoise, celle dusystème de forgerie à langlaise, la substitution de la houilleau charbon de bois, lui ont donné une grande extension.En 1858 on comptait dans larrondissement de Charleroitrente-deux hauts fourneaux, dont huit au charbon debois et vingt-quatre au coke, sur lesquels il ny avait en ac-tivité que cinq de la première catégor ie et neuf de la se-conde; ces derniers consomment environ 300,000 tonneauxde houille par an. La production de la fonte, dans toutle Hainaut, sest élevée, dans la même année 1858, à45,000 tonneaux, et la fabrication du gros fer à 25,000tonneaux , dune valeur approximative de 11,650,000francs.

Larrondissement dont nous nous occupons possède en-core dautres sources de richesses dans ses verreries, quien 1856 étaient au nombre de 23 et occupaient environ900 ouvriers, et dans ses clouteries, qui emploient une popu-lation sept fois plus nombreuse. Ses usines les plus impor-tantes sont celles des sociétés anonymes de Couillet et deChâtelineau et celle de Monceau-sur-Sambre ; la premièrerenferme sept hauts fourneaux, cent soixante fours àcoke, trente fours à griller, une forge à langlaise ; la se-