VALLEE DE LA SAMBRE.
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vante, se voyant forcé de l’abandonner aux Français, il enfit sauter les fortifications. Celles-ci furent relevées parordre de Louis XIV, qui ordonna en 1G7G la constructionde l’enlre-ville et de la ville basse, celle-ci située au sud dela rivière sur le territoire de Marcinelle. Depuis, cette for-teresse importante a été plusieurs fois attaquée, prise etdémantelée. Elle est aujourd’hui mieux fortifiée que jamais.
Les monuments d’une ville aussi récente ne peuventguère offrir beaucoup d’intérêt. Nous citerons cependantl’église de la ville haute, bâtie en 1781, et celle de la villebasse, autrefois des Capucins, érigée en paroisse en 1801.Les maisons sont en général bien bâties, les rues sont toutesrégulières, et les places, surtout celle de la ville haute,offrent un beau coup d’œil.
Charleroi est le centre d’un canton où l’industrie estextrêmement active et qui produit en abondance de lahouille et du minerai de fer ; les carrières de pierresde taille et de marbre y sont nombreuses, surtout surles bords de la Sambre. Les charbonnages exploités yétaient en 1858 au nombre de quatre-vingt-deux, quioccupaient 8,345 ouvriers et employaient cent dix-huitmachines à vapeur (d’une force totale de 5,197 che-vaux ) , parmi lesquelles quarante-huit servant à l’extrac-tion des produits, vingt à l’épuisement des mines etcinquante à l’approfondissement de nouveaux puits. Lesquantités de houille extraites s’élevaient, année moyenne ,à 724,559 tonneaux, s’exportant en Brabant par le canalde Charleroi, dans la province de Namur et en France, parla Sambre canalisée.
Les bords de cette rivière sont le principal siège, en Bel-gique, de la métallurgie du fer ; à une époque très-reculée,
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