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PROVINCE DE HAINAUT.
posaient cette année le corps municipal. En 1691 ,Louis XIV assiégea Mons en personne et la prit, malgré lavigoureuse résistance de la garnison et des habitants. Cen’était plus qu’un amas de cendres et de débris, quand ily entra en vainqueur. Mons a été fortifiée avec le plusgrand soin sous le gouvernement hollandais.
Les comtes de Hainaut avaient à Mons un château dontil n’est resté que quelques débris et la tour dite du Beffroi,bâtie en 1662 sur les dessins de Louis Ledoux, élève deFrançois Duquesnoy, et décorée de plusieurs ordres d’ar-chitecture. Sa situation au sommet de la hauteur sur lepenchant de laquelle Mons est assise, et sa grande éléva-tion , font qu’on l’aperçoit de fort loin.
L’hôtel de ville de Mons est un gracieux monument d’ar-chitecture gothique; il a été commencé en 1458 et secompose simplement d’un rez-de-chaussée et d’un étagepercé de fenêtres ogivales. La campanille qui surmonte letoit n’a été élevée qu’en 1718.
L’église de Sainte-Waudru , ancien oratoire de la com-munauté du chapitre noble de ce nom , a été plusieursfois incendiée et reconstruite. L’édifice qu’on admirede nos jours, et qui est sans contredit une des plus bellesœuvres que nous ait laissées l’architecture gothique, a étécommencé le 15 mars 1461, et continué pendant lexvi e siècle sous la direction des deux Jean de Thuin, morts,le père en 1556, le fils en 1596. Les voûtes des bas côtésdatent de 1525 et de 1527; celles de la nef, de 1580 ; et laconsécration solennelle de l’église eut lieu le 1 er mai 1582 ;mais on n’acheva ni le portail , ni la magnifique tour quidevait s’élever en tête de la nef. 11 manquait aussi à cettebasilique un perron; il a été décidé, en 1839, qu’on en