MONS.
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fonda, vers l’an 650, un monastère qui devint, en 959, unchapitre de chanoinesses. Après les ravages des Normands,la plus puissante famille de la Belgique, celle de René auLong Col, fixa sa résidence à Castri-Locus, appelé depuisMons, en flamand Bergen , à cause de sa situation sur uneéminence. Les comtes de Hainaut la favorisèrent et l’enri-chirent de plusieurs institutions utiles. Le comte Jean l’en-toura en 1290 d’une nouvelle enceinte, qui a fait place,il y a une vingtaine d’années, aux nouvelles fortifica-tions.
Sous le règne de Jacqueline de Bavière, en 1425, laville de Mons fut assiégée par une armée considérable deBrabançons et prise malgré les efforts de ses habitants. Laprincesse, remise entre les mains du duc de Bourgogne ,fut conduite à Gand, d’où elle s’échappa quelque tempsaprès. Depuis cette époque, le comté, réuni aux provincesvoisines, n’eut plus d’histoire particulière. Pendant lesguerres du xvi e siècle, sa capitale fut surprise par le comteLouis de Nassau, alors que la levée des 10 e et 20 e deniersmécontentait tout le pays (25 mai 1572) ; le duc d’Albevint aussitôt l’assiéger et la prit, après avoir fait échouerles tentatives faites par le prince d’Orange et le sire deGenlis. chef des calvinistes français, pour amener la levéedu siège (21 septembre 1572). Devenue, depuis les con-quêtes de Louis XIV, une des clefs de la Belgique , Mons aété souvent assiégée pendant les deux derniers siècles.En 1680, le maréchal de Luxembourg vint l’investir; maisle traité de Nimègue rendit peu de temps après la paix àl’Europe occidentale. En cette occasion les habitants dé-ployèrent un grand courage, et pour les en récompenser,le roi d’Espagne anoblit toutes les personnes qui com-