SOIGNIES.
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anciennement le domaine de barons puissants, qui la trans-mirent à une branche de la famille de Luxembourg.Françoise de Luxembourg la porta en mariage à François,comte de Vendôme, aïeul du roi de France Henri IV, etcelui-ci la vendit en 1607 à Charles de Ligne, princed’Arenberg, dont les descendants la possèdent encore au-jourd’hui. Il ne reste plus de leur château qu’un pavillon,mais on admire encore leur parc emmuraillé qui datede 1712 et comprend plus de 500 bonniers. On y remarquele temple des Sept-Étoiles, dont les quatorze arcades corres-pondent à un nombre égal d’allées de hêtres et de marron-niers , les belles serres construites en 1826 , une fouled’autres constructions, d’immenses étangs, des pelouses,des drèves, etc. C’est aux ducs d’Arenberg que la ville d’En-ghien doi t son collège, fondé en 1622 ; et l’église des Capucins,plusieurs sépultures qui sont son plus bel ornement. Ausud-est d’Enghien est Sleenkerque, où le duc de Luxem-bourg vainquit en 1692 le roi d’Angleterre Guillaume IIIet ses alliés.
En se rendant de Bruxelles à Mons, au delà d’un tunnelde 500 mètres de longueur traversé par le chemin de ferdu midi, on voit la tour de la vieille église de Braine-le-Comte (4,400 hab.); cette petite ville, qu’on appelait autre-fois Braine-la-Wihotte, prit un nouveau nom quand ellefut achetée du chapitre de Sainte-Waudru à Wons par lecomte Baudouin , en 1158. Elle a beaucoup souffert desguerres entre le Hainaut et le Brabant, et fut entre autrescomplètement saccagée en 1424.
De là on arrive bientôt à Soignies (6,540 hab.), qui doitses commencements à un monastère fondé au vn e siècle parMaldegaire, mari de sainte Waudru, et transformé en cha-