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PROVINCE DE HA1NAET.
du corps de logis, et de deux pavillons à l’entrée de la pre-mière cour. Il renferme une précieuse collection de por-traits de famille, des tableaux des écoles italienne, flamande,espagnole, des sculptures, des antiquités, des manuscrits,une riche bibliothèque d’imprimés. Mais ce qui fait lagloire de Belœil, ce qui y attire les étrangers, c’est sonmagnifique parc, planté sur les dessins de Lenôtre en 1711,décrit par le feld-maréchal, heureux possesseur de ce beaudomaine, et chanté par Delille. Comment décrire cetteforêt, si variée et cependant si régulière, ces allées qui seprolongent à l’infini et qui, au sortir du bois, continuentà travers la plaine ? Et ces longues files d étangs, ces pavil-lons à moitié cachés sous d’épais ombrages, ces ruines si-mulées, ces sites ravissants ? Il faut visiter ces lieux pour sefaire une juste idée de leurs beautés.
Sur les frontières de la Flandre et du Hainaut, la petiteville de Lessines (5,000 hab.) a longtemps été la cause desanglants démêlés entre les souverains de ces deux comtés,démêlés qui se terminèrent seulement en 1555, après avoirduré un siècle. On remarque dans l’église la balustrade enbois qui ferme le chœur et un tableau représentant leMartyre de saint Pierre. Lessines est le centre d’un com-merce actif en pavés, en houille, en huiles, en bois deconstruction. Aux alentours se trouvent Flohecq, Wanne-becq, le château de la Ilamaide, lieu de naissance ducomte d’Egmont, celui d ' Anvaing, à M. le comte de Lan-noy, entouré de belles avenues, de bois, d’étangs, d’im-menses pelouses.
Sur les confins du Brabant, au milieu de villages qui lareconnaissaient autrefois pour leur capitale, est Enghien(5.680 hab.), sur la Marcq, affluent de la Dendre. Celait