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PROVINCE DE HAINAUT.
mée du Tournaisis, de la partie septentrionale de l’anciencomté de Hainaul, et de quelques fragments du duché deBrabant, du Namurois et de l’évêché de Liège, la provinceà laquelle nous sommes arrivés, et que les Français avaientbaptisée du nom de département de Jemmapes, en mémoired’une de leurs victoires, est une des plus riches et des pluspopuleuses de la Belgique. Elle forme en quelque sorte lepoint de jonction entre les immenses plaines de la Flandreet le sol accidenté de l’Ardenne ; à mesure qu’on s’avance versla Sambre, le sol y devient de plus en plus montueux. Lesproductions naturelles y sont très-variées. L’arrondisse-ment de Tournai est le plus fertile et le plus avancé sousle rapport de l’agriculture ; dans quelques localités, laterre végétale y atteint une profondeur de dix-huit pouces ;par contre on n’y trouve guère d’autres exploitationsde produits organiques que des carrières. L’arrondissementde Mons est en partie aussi bien cultivé que le précédent ;en d’autres endroits le terroir y est moins productif, maisfournit en abondance ici de la houille, là des pierres detaille. Enfin, dans l’arrondissement de Charleroi, le sol,formé de sable, mêlé de pierres et d’argile, est en généralpeu favorable à la culture ; mais du moins il offre en grandequantité des houillères, des gîtes de minerai de fer, descarrières de pierre, de marbre, etc.
Au contraire de la Flandre, du Brabant et du pays deLiège, qui citent leurs vieilles et fières communes commeleurs plus beaux titres de gloire, le Hainaut, où la féodalités’est toujours conservée vivace et puissante, s’enorgueillitde sa redoutable chevalerie. Nul pays n’a produit de plusrudes jouteurs, de plus intrépides combattants. A toutesles pages de notre histoire, on rencontre quelques-uns de