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PROVINCE DE LA FLANDRE OCCIDENTALE.
venanl de Deynze par le chemin de fer, est HarJebeke(4,570 hab.), résidence des fabuleux forestiers de Flandre,officiers qui, selon la tradition, gouvernaient le pays autemps des rois des Francs de la race de Mérovée et de Char-lemagne. C’est une bourgade très-ancienne que les Nor-mands, en 882, et les Courtraisiens révoltés contre le comtede Flandre Baudouin IV, en 988, pillèrent et ravagèrent;en 1049, le comte Baudouin de Lille y fonda un chapitrede chanoines. Dans l’église principale, ornée au siècle der-nier d’une nouvelle façade, on voit des épitaphes en l’hon-neur des prétendus forestiers.
De Harlebeke on aperçoit les tours de Courtrai (19,500hab.), la plus importante des villes des deux Flandres aprèsGand et Bruges. Elle existait déjà au temps des Romains etfournissait aux armées impériales un corps de cavaliersappelés Corturiaccuses; les Normands, après avoir ravagéune grande partie des territoires voisins, s’y établirent mo-mentanément en 880. Vers la fin du x e siècle, les habitantss’insurgèrent contre le comte de Flandre Baudouin IV;mais à la mort de leur chef Elbodon, ils rentrèrent dans ledevoir. Les successeurs de Baudouin firent souvent leur rési-dence dans cette ville. Lorsque les Brugeois se révoltèrentcontre le roi de France Philippe le Bel, ils vinrent assié-ger le château de Courtrai occupé par une garnison étran-gère. C’est alors que Robert, comte d’Artois, à la tète d’unearmée formidable par le nombre et la valeur des troupesqui la composaient, vint attaquer les Flamands ; maisceux-ci, campés au nombre de 50,000 près de l’abbaye deGroeningen , avaient leur front couvert par un ruisseaularge et bourbeux. Commandés par Guillaume de Juliers,par Jean et Guy de Namur et par deux doyens brugeois,