tVEST-ROOSEBEKE.
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village île Swevezele, la demeure des Suèves, rappelle lesouvenir d’un peuple germain et sa transplantation par-tielle en Belgique par ordre de l’empereur Auguste. CesSuèves vivaient, dans la Flandre Occidentale, mélangésaux Ménapiens, peuplade belge qui était très-adonnée à lanavigation, et dont un canton appelé le Mempisc a long-temps rappelé le souvenir.
Un lieu obscur et isolé , appelé West-Roosebeke, entreRoiders et Ypres, a vu dans ses campagnes un de cescombats héroïques comme les Flamands, au moyen âge,savaient si bien eu livrer. Toute la chevalerie de France,animée par la présence de Charles YI, alors jeune, hardi,entreprenant, s’avançait contre eux, afin de rendre lepouvoir au comte Louis de Mâle. Pour résister à une ar-mée formidable, composée de l’élite de la nation la plusbelliqueuse de l’Europe, Philippe d’Artevelde n’avait aveclui qu’une infanterie inférieure en nombre. Il n’hésitapas à marcher - aux ennemis; mais ses troupes, attaquéessur leurs flancs et trop resserrées, furent mises en dé-route. Lui-même périt eu combattant. Ses vainqueursn’eurent pas honte de souiller leur victoire en suspendantà un arbre le corps de celui qui leur avait disputé la vic-toire, comme si c’eût été le cadavre d’un vil criminel. LeFlamand qui avait montré aux Français les restes du régentde Flandre eut plus de grandeur d’âme. Soit remords d’êtrela cause involontaire de cet outrage, soit indignation, ilrefusa de laisser panser ses blessures et ne voulut pas sur-vivre à son chef (14 novembre 1582).
Sur les bords de la rivière qui arrose la Flandre méri-dionale et se jette dans l’Escaut à Gand, on rencontre ungrand nombre de localités importantes. La première, en