YPRES.
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gante ou Flamande, et elle joua un rôle considérable dansles révolutions de ce pays au xiv e siècle. Les Yprois se dis-tinguèrent à la bataille de Courtrai; mais ce glorieux épi-sode de leurs annales fut terni par des troubles qui éclatè-rent en 1305, et à la suite desquels les foulons, entrés dansla salle du conseil de la commune, précipitèrent neuf noblespar les fenêtres. En 1522, les bourgeois obtinrent du comteun édit qui défendait la fabrication des draps dans un rayonassez étendu autour de la ville. Ils guerroyèrent plus tardcontre ce prince et son fils. En 1385, étant rentrés dans ledevoir, ils furent attaqués par les Anglais et les Gantois ;mais ils se défendirent avec énergie, incendièrent leurs fau-bourgs et forcèrent les assaillants à lever le siège, après sixsemaines d’efforts infructueux. A la suite de cet événement,dont la mémoire fut conservée par une procession qui se fai-sait tous les ans le premier dimanche d’août, les faubourgsd’Ypres, qui formaient une partie considérable de cette ville,et qui servaient principalement d’asile à des tisserands tur-bulents, ne furent plus rebâtis ; l’enceinte de la cité, qui neconsistait qu’en fossés et en haies, fut reconstruite enpierre en 1388. Cette ville déchut depuis considérable-ment. Elle fut plusieurs fois prise et reprise pendant lesguerres des Français contre l’Espagne et la maison d’Au-triche. Le prince de Condé s’en empara en 1G48; l’archi-duc Léopold la reprit l’année suivante ; Turenne l’emportaencore en 1658; elle fut rendue à l’Espagne par le traité desPyrénées conclu en 1659, conquise par la France enl678,et jointe à ce pays par le traité de Nimègue de la mêmeannée. Après trente années de séparation, elle fut de nou-veau réunie à la Flandre autrichienne par le traité d’Ctrechten 1713. Louis XV s’en empara encore en 1744 et la rendit