2aa PROVINCE DE LA FLANDRE OCCIDENTALE,
sent un beurre renommé, est située sur l’Yperlée, près ducanal conduisant au village de Handzaeme ; elle compteparmi ses monuments l’église paroissiale, dont le jubé estun magnifique échantillon de l’art gothique de la dernièreépoque. Une Adoration des mages, par Jordaens, est placéedans celte église.
On se rend de celte ville à Ypres par un canal et par unechaussée 5 cette dernière passe à Boesinghe, dont la belleéglise est ornée d’une flèche admirable, construite auxm e siècle. De là on arrive aussitôt à Ypres (15,750 hab.),ville forte, située au milieu d’une plaine fertile, sur lesbords de l’Yperlée, affluent de l’Ysère. Ce n’était d’abordqu’une bourgade, fortifiée vers l’an 902 par le comte deFlandre Baudouin II. Elle s’accrut considérablementpendant les siècles suivants, et en 1127 elle était déjàforte et peuplée ; en cette année, il s’y éleva une mai-son de l’ordre du Temple , et près de cet établisse-ment religieux on institua une foire annuelle, que la com-tesse Jeanne transféra dans l’intérieur de la cité en 1220,avec le consentement du grand maître Olivier. Il y avaitde plus une autre foire franche, qui commençait le jour desCendres et durait un mois. Toutes deux attiraient un con-cours immense d’étrangers et il s’y débitait des quantitésconsidérables d’étoffes fabriquées à Ypres. Les bourgeois decette ville étaient en relations continuelles avec l’Angleterre,la Champagne, la Bourgogne, la Lombardie, la Gascogne,l’Espagne et les villes hanséatiques. Ils excellaient surtoutdans l’art de teindre les draps. Leur ville fut entourée defossés et de remparts vers 1213, et on prétend qu’à cetteépoque sa population montait à 200,000 âmes. Ypres étaitalors une des trois principales villes de la Flandre Flamin-