FURNES. DIXMUDE.
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Dunkerque. Cette ville reçut des lois écrites en Pau 1109et jouit depuis de grandes libertés. Elle fut prise et pillée,en 1297, après la bataille gagnée sur les Flamands parRobert, comte d’Artois. Cette ville, petite mais bien bâtie,compte parmi ses monuments l’hôtel de ville, édifice go-thique; le palais de justice, autrefois châtellenie, ornéd’une tour qui porte le millésime de 1028; l’église Sainte-Walburge, fondée en 1050 par le comte Baudouin deLille et embellie, dans le xm e siècle, d’un chœur magnifi-que; leglise Saint-Nicolas, surmontée d’une flèche en bri-que d’une très-grande élévation. La chaire de celte église estornée d’un beau groupe sculpté par les frères Parmentier,représentant saint Nicolas bénissant des enfants. Au nordde Fûmes, non loin de la mer, était, avant les troubles duxvi e siècle, la célèbre abbaye appelée des Dunes, à causede sa situation, et transférée depuis à Bruges. Vers l’ouest,entre les canaux de Dunkerque et de Bergues, à l’extrêmefrontière, s’étendentd’immenses prairies, appelées la grandeMoere, c’est-à-dire le grand marais, desséchées en partieau commencement du xvn e siècle, sous la direction de l’ar-chitecte Wenceslas Coeberger. Au sud de Fûmes est Loo,petite ville que Philippe , fils du comte Robert le Frison,céda, en 1095, à une abbaye de chanoines réguliers établieen ces lieux.
La petite ville de Dixmude (3,500 hab.), sur l’Ysère, dutses fortifications au comte Guy de Dampierre et au roi deFrance Philippe le Bel. Une seconde enceinte étant devenuenécessaire, on se prépara à la construire, en vertu d’un octroidu duc Jean sans Peur, daté de 1411 ; mais elle ne fut quecommencée, et l’incendie de 1515 restreignit la ville dansses anciennes limites. Dixmude, dont les environs produi-