OSTENDE.
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arrivages monta à 1,529; en 1782, il dépassa 2,000, etaprès la paix il resta très-considérable ; ledit de 1781 ,déclarant Ostende port franc, eut pour résultat une aug-mentation de population telle qu’elle rendit indispensablela construction de la Neuve-Yille ; encore les locaux fu-rent-ils longtemps insuffisants. La conquête d’Ostende parles Français lui porta un coup funeste dont elle ne se relevaqu’après la révolution de 1850. Depuis cette époque, l’éta-blissement de services réguliers de bateaux à vapeur entreOstende et Londres, la construction du chemin de fer etl’établissement de bains de mer, de plus en plus fréquen-tés , lui ont donné une vie nouvelle. Sa population s’élèveaujourd’hui à 14,000 habitants, parmi lesquels 2,000 en-viron sont Anglais. La pêche de la morue et du harengy est très-active et ses huîtrières sont renommées.
La ville est en général bien bâtie et ses rues sont régu-lières , mais ses monuments ont peu d’importance, si l’onen excepte l’hôtel de ville, bâti en 1711, et orné d’une tour.Il y a une école de navigation, des institutions de bienfai-sance, plusieurs casernes, un hôpital, de vastes bassins decommerce. Les écluses du canal de Bruges à Slykens sontremarquablement belles; établies d’abord en 1609, elless’écroulèrent en 1750; on les reconstruisit un peu plusvers l’intérieur, en 1755 ,aux frais des états de Flandre, etelles furent ouvertes à la navigation le 18 novembre 1758 ;elles sont entièrement en pierres de taille et passent pourles plus belles qui existent ; trois portes servent à établir lacommunication entre le canal et le port d’Oslende : la plusgrande, d’environ 15 mètres d’ouverture, donne passageaux navires de mer de 500 à 000 tonneaux; la seconde livrel’entrée du bassin, et la troisième est destinée à la circulation