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Les délices de la Belgique ou description historique, pittoresque et monumentale de ce royaume
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OSTENDE.

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monotone. A mesure quon approche de la mer, on voitpoindre à lhorizon le sommet des dunes, blanc commesil était couvert de neige. Il y a une station à Jabheke,le baron de Larebeke possède un vieux château. Près desont Oiidenbourg et Ghtslelles, localités autrefois importan-tes, mais que les guerres civiles ont ruinées. Le souvenirde sainte Godelieve, assassinée en 1070 par Bertulphe, sonmari, vit encore à Ghistelles. Le château elle fut as-sassinée, et qui fut ensuite transformé en monastère, étaitsitué à quelque distance du village ; il en existe encorequelques restes, entre autres la tour ruinée de la chapelle,qui est un lieu de pèlerinage très-fréquenté.

Après avoir traversé le canal de Nieuport, on arrive en vued 'Ostende, que domine son phare. On entre dans ce portde mer en traversant sur de larges ponts les doubles fossésqui entourent son enceinte. Lancienne vil le dOstende, cellequi existait lors du fameux siège de 1001 et que la mer adepuis presque entièrement recouverte, devait ses commen-cements au comte Robert le Frison, qui y fit bâtir uneéglise dédiée à saint Pierre en 1072. Elle souffrit considé-rablement de la tempête de 1334, et lon fut à cette époqueobligé de rebâtir léglise dans un endroit plus éloigné de lamer. Son commerce, surtout le commerce des harengssalés, prit une extension rapide depuis linvention de Guil-laume Beukels et de lOstendaisKien. Un havre nouveau futcreusé en 1443. Après que toute la Flandre se fut soumiseau prince de Parme, cette ville seule resta aux Provinces-Unies, qui la garnirent de troupes nombreuses et en aug-mentèrent considérablement les fortifications. LarchiducAlbert, pressé par les états de Flandre de faire le siège dune

ville dont la garnison ravageait une grande partie du comté,

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