GAND.
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Eyck, qui faisait le coin de la rue des Vaches et du marchéaux Oiseaux, près du Kouter, et sur l’emplacement de la-quelle M. l’architecte Minard a élevé une élégante façade,portant en médaillons le portrait des deux frères.
Reprenant notre tournée dans l’église de Saint-Bavon,nous remarquerons dans la onzième chapelle le tombeaucommun des deux premiers évêques de Gand, Janséniuset Lindanus; et vis-à-vis, près du chœur, celui de l’é-vêque Desmet 5 dans la douzième chapelle, Jésus entre lesdeux larrons, vieille composition de Vandermeiren, élèvedes Van Eyck ; dans la treizième, le Martyre de sainteBarbe, par Crayer ; et dans la quatorzième, Jésus entre lesdocteurs, par François Pourbus : selon son habitude, cepeintre a reproduit dans sa toile les portraits de quelquespersonnages de son temps, et entre autres de Charles-Quint, de Philippe II eide lui-même.
Le chœur de Saint-Bavon est, ainsi que son pourtour,élevé de quelques marches au-dessus du niveau de la nefou église basse, ce qui lui donne un aspect très-majes-tueux. L’entrée est ornée de deux statues sculptées par VanPoucke, saint Pierre et saint Paul; les stalles, placées aunombre des plus belles de l’Europe, sont d’un style sévère;elles ont été achevées en 1767 et ont coûté 46,000 florins.Plus haut, sous les fenêtres, sont les armoiries des cheva-liers de l’ordre de la Toison d’or qui ont assisté aux chapitrestenus à Saint-Bavon en 1445 et 1559. Sur les côtés, on voitquatre mausolées : d’un côté, le prélat Vandenbosch à ge-noux devant Jésus-Christ ressuscité, ouvrage de Géry Hel-derenberg ; et l’évêque Macs couché sur sa tombe, parPaoli; de l’autre côté, l’admirable mausolée de l’évêqueTriest, sculpté par Jérôme Duquesnoy avec un art infini,