GAND.
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contempler la vérité. Les faces de la chaire sont ornées debas-reliefs. Ce bel ouvrage a coûté 57,000 florins.
Dans la croisée ou transsepts, on voit à gauche les fontsbaptismaux qui servirent à baptiser Charles-Quint; ils ontla forme d’un globe d’azur, parsemé détoiles et soutenupar deux anges en marbre blanc ; à droite, la chapelle duSaint-Sacrement, décorée en marbre sur les dessins deCharles Van Poucke par ordre du prélat Fallût de Beau-mont.
Au pourtour du chœur règne une suite de chapelles,fermées de murs de marbre à portes en cuivre; on y voit,dans la première chapelle, le Martyre de saint Liévin , belletoile de G. Seghers, et en face de l’autel la tombe de l’évê-que Van Eersel ; dans la sixième, la résurrection de La-zare, par Otto Venius; dans la septième, saint Bavon reçudans l’abbaye fondée à Gand par saint Amand, toile deBubens dans laquelle ce grand peintre a montré une grandeentente de la composition ; dans les huitième et neuvièmechapelles, les mausolées de deux évêques de la famille Van-dernoot; dans la dixième, la magnifique compositiond’Hubert et de Jean Van Eyck, représentant l’Adoration del’Agneau céleste.
Quoique ce chef-d’œuvre, dit M. Voisin, date de près dequatre cents ans, il a conservé, après un si long laps detemps, la première fraîcheur de son coloris, loutes lesparties, mais surtout les draperies, sont du travail le plusachevé et le plus précieux. Les têtes en sont expressives ettoutes les figures sont dessinées et peintes d une manièrevigoureuse et correcte. La partie principale représentel’Agneau céleste, entouré d’anges, adoré par les saints; àdroite se tiennent les patriarches et les prophètes; à gau-