GAND.
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d’escalier saillante se voit au milieu de la façade gothiquedans la rue Haute-Porte, et une tribune au coin de cetterue et du Marché. Un escalier en pierre, qui n’est nulle-ment en harmonie avec l’édifice, a remplacé en 1815des degrés plus beaux et plus anciens. L’hôtel de ville,selon le plan de Polleyt, devait avoir deux étages au-dessus d’un rez-de-chaussée, et un toit décoré de lucarneset de fenêtres. Le premier étage a seul été terminé, et latoiture dont on l’a recouvert est fort simple et sans orne-ment.
Dans la salle du trône, embellie en 1827, a eu lieu lacélèbre pacification de Gand au traité d’union entre lesprovinces des Pays-Bas, conclue en 157G. A côté, dans lasalle dite l’arsenal, on voit un vieux tableau représentantun fils prêt à décapiter son père, tableau peint en 1571.La salle de la chapelle offre un beau portrait du préfetFaypoult par Paelinck et une composition de MathieuVan Brée : le prince d’Orange intercédant auprès des cal-vinistes de Gand en faveur des catholiques opprimés.
Le Beffroi, le premier en date des édifices de la commune,est, après le Vieux-Bourg, le plus ancien monument civil deGand. Sa construction fut commencée en 1183 et con-tinuée au xiv e siècle. Il consiste en une tour carrée,percée de fenêtres en lancette. II était couronné par cinqtourelles en bois qui contenaient la grosse cloche et unexcellent carillon. Ce dernier consistait en trente-deuxcloches d’un poids total de 08,000 livres ; la cloche appeléevulgairement Boland, et pesant 14,000 livres, a été couléeen 1314 et refondue en 1060. Jadis elle sonnait le tocsin,et son lugubre tintement portait au loin la terreur etl’effroi. Au sommet du clocher était placé un énorme