GAND.
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la merveille de Gand ou Marguerite l’enragée {Dalle Grieté ),pèse 55,600 livres. Elle est formée de laites de fer forgéeset entourées de cercles de même métal. Sa longueur est dedix-huit pieds et sa circonférence de dix pieds six pouces;l’ouverture a près de trois pieds de diamètre.
La plus belle promenade de Gand est celle dite de la Cou-pure, qui longe le bassin creusé en 1758 pour joindre laLys au canal de Bruges. Elle se compose de deux alléesde grands arbres, embellies par la vue de l’entrepôt, bâtien 1777, de la maison de détention, du Casino et d’ungrand nombre de fabriques et d’habitations.
Parmi les rues de Gand, on remarque celles dites deBrabant, de Catalogne et de l’Université , toutes trois per-cées depuis quelques années.
Gand a conservé quelques parties des habitations que s’yélevèrent les souverains du pays. La plus ancienne est leGraven-steen ou Vieux-Bourg, dont la construction estattribuée au premier comte, Baudouin Bras de Fer , et quifut agrandi et orné de deux tours, élevées en 1180 parPhilippe d’Alsace. Au xiv e siècle il fut abandonné et serviten partie, de 1419 à 1778, de siège au grand conseil deFlandre, en partie de prison et de résidence à la cour féo-dale. Enfin en 1779, ce vieux manoir, dont on voit les restesprès de la place Sainte-Pharaïlde, fut vendu et des fabri-ques s’y établirent. La cour de la Poterne ( t’Hof ter Pos-te-rne), occupée par Louis de Mâle en 1546 et abandonnéepar Philippe le Bon , et le château dit l 'Hof ten Walle ouCour du prince, ancienne demeure des châtelains de Gand,acquis vers 1566 par le même Louis de Mâle et vendupar parties aux xvn e et xvm e siècles, offrent encore quel-ques vestiges de leur passé. Il reste du dernier deux de ses
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