PROVINCE DE LA FLANDRE ORIENTALE.
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du sud. Il peut contenir 10,000 hommes. En 1850, aprèsles journées de septembre , le colonel hollandais Destombess’y enferma avec4,000 soldats, mais sans pouvoir s’y main-tenir au delà de quelques jours.
Les principales places de Gand sont: le marché au Beurre,que décorent l’hôtel de ville et le beffroi; la place de Sainte-Pharaïlde, où existait autrefois l’église de ce nom qui ser-vait de chapelle aux comtes , et où l’on voit aujourd’hui lemarché aux Poissons et les restes du palais dit le Graven-steen: le marché aux Grains, où se trouvent la vieilleéglise de Saint-Nicolas, le bureau de l’octroi, rebâti au siècledernier, et plusieurs hôtels; le Kouler, ou place d’armes,promenade plantée de tilleuls et embellie aujourd’hui parla nouvelle salle de spectacle; la vaste plaine de Saint-Pierre, en face de l’église de ce nom; et enfin le marché auVendredi, où se sont passés^ tant d’épisodes de l’histoirede la vieille commune flamande: le sanglant combat de 1545entre les tisserands et les foulons, l’adoption de Philipped’Arlevelde comme capitaine de la ville en 1581, le sup-plice du chancelier Hugonet et du sire d’Humbercourten 1477. Là aussi se faisait l’inauguration des comtes deFlandre; là se voient plusieurs édifices curieux : la maisonappelée la Tourelle {het Toreken ), servant autrefois de lieude réunion à la Collace ou Assemblée des métiers; la maisonoù l’on mesure les toiles et où l’on expose au blâme publiccelles défectueuses apportées au marché. Dans une impassevoisine est placé un vieux pierrier, qui fut, à ce qu’il paraît,forgé dans la dernière moitié du xiv° siècle, pris par leshabitants d’Audenaerde, quand les Gantois furent obligésde lever le siège de leur ville en 1452, et ramené à Ganden 1578. Cette pièce curieuse, qu’on appelle vulgairement