PROVINCE DE LA FLANDRE ORIENTALE.
1311
à la première croisade; le sévère justicier Baudouin à laHache (1111-1119), en qui s’éteignit la postérité mascu-line de Robert le Frison; Charles de Danemark, surnomméle Bon (1119-1127), célèbre par son amour pour ses peu-ples et sa fin tragique; Guillaume Clilon ou de Norman-die (1127-1128), imposé au pays par le roi de FranceLouis le Gros, et tué en assiégeant son successeur dansAlost; Thierry d’Alsace (1128-1108), que la nation avaitappelé au gouvernement; et son fils Philippe (1108-1191),qui gouverna sagement la Flandre, mais qui l’affaiblit con-sidérablement , en constituant une forte dot à sa nièce Isa-belle de Ilainaut, épouse du roi de France Philippe-Auguste. ce qui fit naître de longs démêlés, dont la suitefut la séparation de la Flandre et de l’Artois.
Philippe d’Alsace n’ayant pas laissé d’enfants, sa succes-sion échut à son beau-frère Baudouin le Courageux, comtede Ilainaut, descendant en ligne directe de Baudouin deMons et de Richilde. Vint ensuite Baudouin de Constan-tinople, qui planta l’étendard de la Flandre sur les mursde la capitale de l’Orient, y reçut dans Sainte-Sophie lacouronne impériale et mourut bientôt, après un combatinégal, livré contre les Bulgares près d’Andrinople (1205).Il laissait deux filles , Jeanne et Marguerite, dont le longrègne fut une époque de calme. Les premiers jours deJeanne furent seuls difficiles ; Philippe-Auguste profita de saminorité pour se créer en Flandre une influence funeste,et le premier mari de la comtesse, Ferrand de Portugal,s’élunl joint à Jean sans Terre, roi d’Angleterre, et à l’em-pereur d’Allemagne, O thon IV, pour combattre le roi deFi •ance, fut vaincu et pris à Bouvines ( 17 juillet 1214):une captivité de douze années punit sa rébellion. Jeanne
/