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COMTÉ DE FLANDRE,énergie la domination romaine et le christianisme. Maislors du démembrement de l’empire de Charlemagne, cepays fut gouverné par un chef redoutable, qui sut serendre à peu près indépendant du roi de France, son su-zerain , et repousser les Normands, dont les ravages cou-vraient à cette époque la Belgique de ruines et de sang.Baudouin Bras de Fer, qui rendit sa puissance respectableaux peuples par son alliance avec la princesse Judith , régnasur toute la contrée qui s’étend de la Zélande à la Somme,et de l’Escaut au Pas-de-Calais, et qui prit le nom deFlandre, réservé jusqu’alors au canton dont Bruges était lacapitale (804). Ses successeurs, et surtout Arnould leGrand et Baudouin à la Barbe, luttèrent avec énergie pourconserver et étendre leurs droits, pendant que leurs étals,grâce à leur position admirable et à l’activité de leurs ha-bitants, devenaient en quelque sorte l’entrepôt général ducommerce de l’Europe septentrionale.
Baudouin de Lille, qui s’empara du château de Gandet de toute la Flandre impériale (1047), dont l’empereurd’Allemagne lui accorda plus lard l’investiture, porta à sonapogée la gloire de sa maison, en forçant la comtesse deHainaut, Bichilde, à prendre pour époux son fils, Baudouindit de Mons; mais après sa mort et celle de ce dernier, lesdeux contrées se séparèrent de nouveau. Le Hainaut restasoumis à Bichilde et à son fils Baudouin ; la Flandre passasous le sceptre de Boberl le Frison, fils de Baudouin deLille, qui avait vaincu sa belle-sœur dans deux batailles, bienqu’elle fût soutenue, à Cassel, par une armée française, età Broqueroie, par les forces de toute la Basse-Allemagne.Pendant les années qui suivirent, on vit régner successi-vement Robert de Jérusalem (1095-1111), qui se distingua