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PROVINCE D’ANVERS.
le 27 octobre 1830 ; on parvint heureusement à sau ver unegrande partie des munitions de guerre, qui auraient occa-sionné d’effroyables malheurs, mais il périt dans l’incendiepour plusieurs millions de marchandises. L’arsenal estaujourd’hui établi dans l’ancien couvent des Carmes.
La ville d’Anvers a quatre portes, dont la plus belle estcelle de Malines, dite aussi porte Impériale, parce queCharles-Quint y a passé le premier. On se rend par là àBerchem (3,050 hab. ), où il y a un joli parc, et à Saint-Laurent, où se trouvent de belles promenades. Hors dela porte de Kipdorp est le populeux village de Borger-hout (4,500 hab.), dépendance d’Anvers. Il doit son exis-tence au général Carnot , qui ne voulut pas le détruire,bien que dans l’intérêt de la défense de la ville on eûtd’abord jugé cette mesure nécessaire.
Outre les peintres dont nous avons cité les noms en par-lant de son académie, Anvers a vu naître les imprimeursChristophe Plantin et son gendre Ballhazar Moretus: legéographe Abraham Orlelius; les graveurs Paul Pontius ,Edelinck et Gilles Sadeleer ; les historiens Emmanuel VanMeteren, Jean-Baptiste Gramaye, Christophe Butkens,Antoine Sanderus, le père Dierckxsens, dont les noms serencontrent à chaque instant dans les ouvrages concernantles annales du pays ; le père Papebrocli, l’un des plus ac-tifs collaborateurs au grand ouvrage des Acta Sanctorumou Vies des Saints, recueil auquel on travailla pendantplus d’un siècle et demi au couvent des Jésuites, et dontil a paru 53 volumes in-folio. Cette immense série de lé-gendes et de dissertations doit se continuer à Bruxelles parles soins de quelques religieux du même ordre.
Les localités les plus remarquables des environs d’Anvers