ANVERS.
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Philippe le Bel, avec la date 1497 ; les restes de l’ancien Steenou prison criminelle, reconstruite en partie en 1520et 1559. etc.
Anvers est entourée de fortifications considérables , quien font une place de guerre du premier ordre. Des fortsjetés sur les rives de l’Escaut défendent l’entrée de celte villede toutes parts; la Tête de Flandre, située de l’autre côtéde l’Escaut et protégée par plusieurs redoutes, la couvrevers l’ouest. Au sud est la citadelle, pentagone régulier,bâtie en 1568 sous la direction de l’ingénieur espagnol Pa-ciotto, afin de maintenir sous le joug les habitants d’An-vers. Cette forteresse, dont la partie regardant la ville futdétruite en 1577 par les Anversois et rétablie en 1586 parle prince de Parme, a été rendue plus forte vers l’an 1701et en 1809. Le siège de 1832 a détruit toutes les anciennesconstructions qui s’y trouvaient, et entre autres la chapelle;depuis on ne les a rétablies qu’en partie. Le duc d’Albes’était érigé au milieu de la citadelle une statue ornéed’inscriptions fastueuses et sculptée par Jacques Jongelinck;l’irritation de tous les Belges, sans distinction de parti,obligea son successeur, le commandeur Requesens, à lafaire enlever.
L’arsenal occupait dans le voisinage l’emplacement del’ancienne abbaye de Saint-Michel, fondée par saint Nor-bert en 1124, et où logeaient d’ordinaire les princesquand ils venaient à Anvers. Après la suppression de lacommunauté, les bâtiments devinrent une maison centrale dedétention, et l’église fut convertie en entrepôt. En 1803 ony commença la construction d’un vaste chantier maritime,qui fut détruit en partie par les Anglais en 1814. Depuison y établit l’arsenal , que la garnison hollandaise incendia