lao
PROVINCE D’ANVERS.
remarquables. Les principaux sont : une Adoration desMages , de Lucas de Leyde ; la Vierge et l’Enfant Jésus. deMemling; un beau portrait, par Jean Van Eyck, et laVierge et l'Enfant Jésus, par son frère Hubert : le Christen croix, attribué à Roger Vanderweyde ; une Sainte Fa-mille, de Marguerite Van Eyck; six tableaux qu’on croit deQuentin Metsys ; Adam et Eve, par Lucas Cranach ; untableau et un portrait d’AnlonelIo de Messine; la Viergerecevant une châsse des mains d’une sainte, admirablecomposition de Jean de Maubeuge ; une Mère de Dou-leur, d’Albert Durer; deux portraits de Holbein, etc.
Il y a à Anvers une salle pour les expositions d’objetsd’art, commencée en 1850 , rue dite de Vénus.
Les plus belles collections particulières sont : les cabinetsde tableaux de MM. le baron de Prêt, Verhaegen ; labibliothèque de M. Dellafaille ; le cabinet d’histoire natu-relle de M. Kels , etc.
11 y a à Anvers un athénée, auquel on a joint un cabi-net de physique et un laboratoire de chimie: un jardinbotanique; un théâtre, construit en 1711 dans l’ancienneHalle des tapissiers, incendié en 1746, reconstruit en 1751et rebâti une troisième fois de 1829 à 1854 sous la direc-tion de M. Bourla. Cet édifice, qui a coûté plus de 1,200,000francs, est un des plus gracieux temples élevés en Belgi-que aux plaisirs de la scène. La distribution en est faiteavec art, l’élégance de ses ornements est sans égale.
Les édifices et autres constructions destinés au com-merce sont très-nombreux à Anvers, comme on peut lepenser. Il faut citer en première ligne la Bourse, une desplus belles et des plus anciennes du pays. Elle forme unegalerie, régnant à découvert autour d’une cour carrée, et