ANVERS.
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Dame pour les richesses artistiques. Elle fut érigée enparoisse en 1477 et en collégiale en 1656. L’église actuellefut commencée en 1479, sa belle tour, restée inachevée,entreprise en 1491, et le chœur terminé en 1507. Les au-tels sous le jubé à l’entrée du chœur sont ornés, l’un d’uneAssomption de Boyermans, l’autre d’une toile d’ÉrasmeQuellyn: le maître autel, de marbre noir et blanc, a étéélevé sur les dessins d’Arthur Quellyn, qui y a sculpté lastatue du patron de l’église, regardée comme son chef-d’œuvre.
Dans le pourtour du chœur, on trouve derrière le maîtreautel la chapelle de la famille de Hubens, bâtie en 1642,entièrement revêtue de marbre et ornée d’une toile dugrand maître de l’école flamande représentant la Viergeassise sous un berceau de verdure et tenant sur ses genou*l’Enfant Jésus, devant lequel saint Bonavenlure est age-nouillé. Derrière celui-ci sont disposés trois saints et saintGeorges, revêtu d’une armure étincelante, ayant à la mainune bannière et tenant à ses pieds le dragon vaincu. Del’autre côté, saint Jérôme à genoux tient un livre ouvert.La figure de saint Georges est le portrait de Rubens lui-même, Marthe et Madeleine offrent les portraits de sesdeux femmes, saint Jérôme celui de son père, et unange celui de son fils. Le savant Gevaerts composa pourson ami une épitaphe qui ne fut placée sur sa tombequ’en 1755, par les soins du chanoine Jean-Baptiste VanI’arys. Au-dessus de l’entablement de l’autel, la veuve deRubens fit placer une tête de Vierge en marbre blanc ,rapportée d’Italie par son mari et attribuée à François Du-quesnoy dit le Flamand. Vis-à-vis de la dernière chapelle , àdroite, on a posé contre un pilier un beau tableau de
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