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PROVINCE D’ANVERS.
quatre vitraux peints par Van Diepenbeke en 1635. Lacha-pelle voisine, du saint Sacrement, est ornée d’une table decommunion, sculptée par A. Quellyn, et de vitraux, re-présentant la sainte Cène, du même peintre que les pré-cédents.
Dans la croisée, dont le milieu est surmonté d’unecoupole, sur laquelle Schut a peint la Vierge environnéed’anges, on voit deux des chefs-d’œuvre de Rubens, laDescente de Croix et l’Élévation de la Croix. Ces immor-telles productions de l’art flamand attireront toujours lesadmirateurs du beau. Elles conservent impérissable la mé-moire de l’homme célèbre qui, à Anvers, éclipse le souvenirde Napoléon lui-même. Dans cette lutte des créations su-blimes de l’imagination et des vastes conceptions du grandempereur, le conquérant, dont le coup d’œil d’aigle ap-préciait si bien le parti qu’il pouvait tirer du beau portd’Anvers, le cède à l’artiste, dont le pinceau a retracé avectant de bonheur les scènes imposantes des livres sacrés.
L’histoire de la Descente de Croix est assez connue. Per-sonne n’ignore que le peintre, en jetant les fondements desa nouvelle demeure, empiéta sur le terrain du sermentdes arbalétriers ; de là des contestations qui se terminè-rent par un accord, grâce à la médiation du bourgmestreRockox, ami de Rubens et chef du serment. Le terrainfut cédé, et en retour Rubens promit décomposer pour lachapelle de la corporation à la cathédrale un tableau re-présentant une scène de la vie de saint Christophe. Nepouvant créer un chef-d’œuvre avec un sujet aussi ingrat,il s’attacha à l’étymologie du mot Christophoros qui engrec signifie porteur du Christ, et il exécuta allégorique-ment le sujet demandé. Dans le milieu du tableau, il