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ville. Là se trouvent un médaillier et la bibliothèque pu-blique, dont les commencements remontent à l’an 1480,et qui, plusieurs fois délaissée et rétablie, compte aujour-d’hui 15,600 volumes.
L’église principale, qui a été le siège d’un évêché depuisl’an 1559 jusqu’à la révolution française et au concordat del’an 1801, est, grâce aux chefs-d’œuvre qui la décorent, unde ces monuments connus du monde entier. D’abord simplechapelle dédiée à Notre-Dame-à-la-Branche ( O. L. V. op’t Stockxken ), elle devint en 1124 l’église principale. Troissiècles plus tard on commença la vaste basilique qu’on ad-mire aujourd’hui. La tour, dont Jean Amelius jeta lespremiers fondements en 1422 , fut achevée en 1518 parAppelmans, dont le nom se trouve sur une des pierres desa plus haute galerie. Elle a 450 pieds de hauteur, etc’est par conséquent un des monuments les plus élevésde l’Europe. Elle devait avoir une rivale dans la tour voi-sine, commencée en 1450 et restée au tiers de sa hau-teur. Elle renferme un beau carillon ; la plus grande descloches, pesant seize milliers, a été placée en 1440 etbaptisée en 1509. L’église, rebâtie presque en entier, aprèsun grand incendie qui éclata en 1555 et qui épargna seu-lement le chœur, construction du xiv e siècle , a plus de 500pieds de longueur sur 250 de large. Elle a sept nefs et 250arcades, que soutiennent 125 piliers. On a commencéen 1826 à la restaurer avec soin.
A l’entrée, au pied de la grande tour, on lit l’épitaphede Quentin Metsys. La nef, dont l’aspect est sombre et im-posant, est ornée d’une chaire sculptée par Yerbruggen. Adroite se trouve un cénotaphe élevé à l’évêque AmbroiseCapello par les administrateurs des pauvres; vis-à-vis sont