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PROVINCE D’ANVERS.
bois, sculptée avec art par Coeck d’Alost, fait encore leprincipal ornement de Yommegang ou procession triom-phale de la cité; ceux-ci veulent que cette ville ait étéautrefois le principal village des Ambivarites, peupladementionnée dans César.
Lorsque saint Amand et saint Eloi vinrent au vn e siècleprêcher l’évangile à Anvers, on n’y voyait encore que quel-ques maisons ; les ravages des hommes du nord ou Nor-mands lui furent très-funestes. Mais bientôt son heureusesituation sur un grand fleuve, à quelques lieues de dis-tance de la mer, à proximité de pays fertiles, et l’impor-tance de sa position sur les limites de la Lotharingie et dela Flandre, dépendance de la France, lui donnèrent quelqueprospérité. Elle fut confiée à des comtes de frontières oumarquis, dignité unie ensuite d’ordinaire à celle de duc dela Basse-Lotharingie. En l’an 1106, Godefroid I er , comte deLouvain et de Bruxelles, ayant été investi de ce poste impor-' tant, réunit à ses domaines Anvers, qui fit partie du Bra-
J bant jusqu’en l’année 1557. Le duc Wenceslas et la duchesse
Jeanne la cédèrent au comte de Flandre Louis de Mâle parla paix d’Alh, conclue en cette année; mais un demi-siècleplus tard, Antoine de Bourgogne, descendant de Louis parles femmes, eut pour sa part dans la succession de sonaïeule et le Brabant et la ville d’Anvers. Depuis lors celle-cin’a plus cessé de faire partie du duché, dont elle était unedes chefs-villes. Le marquisat du Saint-Empire comprenaitla plus grande partie de la province actuelle et se partageaiten sept quartiers, savoir : Rhyen, Santhoven, Arkel, Gheel,Turnliout, Hérentals, Hooghstraten. Les villes et banlieuesd’Anvers et de Lierre formaient des juridictions distinctes.
A une époque assez reculée, les Anversois avaient obtenu