PROVINCE D’ANVERS.
SM
mille florins à la corporation des poissonniers. Citons en-core un paysage de fluysmans; Jésus-Christ porté autombeau, bonne petite toile de Rombouts; l’Élévation dela croix, bas-relief de Fay-d’Herbe.
Selon le dire de Rubens lui-même, c’est à Saint-Jeanqu’il fallait aller pour voir de ses bons ouvrages. Une belletoile de ce peintre est placée au-dessus du maître autel ;le milieu représente l’Adoration des Mages, compositionmagnifique et que l’on considère comme la plus belle detoutes celles que le peintre a faites sur le même sujet, qu’ilaffectionnait tant et qu’il a si souvent reproduit; sur levolet de gauche est peinte la Décollation de saint Jean-Baptiste; sur celui de droite, le Martyre de saint Jeanl’évangéliste. Sur l’extérieur des volets on voit saint Jean-Baptiste dans le désert et saint Jean l’évangéliste dans Filede Palmos. Trois autres productions plus petites complé-taient ce superbe travail: le Christ en croix, la Résurrec-tion du Sauveur, l’Adoration des Bergers; la première seuleest restée en Belgique. Ces huit ouvrages, finis avec le soinle plus précieux et la pureté la plus rare, furent peints endix-huit jours et coûtèrent dix-huit cents florins ; l’ori-ginal de la quittance se voit encore dans les archives del’église. Un Christ mort, par Janssens , une Présentation autemple par Van Loon, et d’autres toiles, embellissent cetteéglise, qui du temps des iconoclastes a été sauvée de ladestruction par un bourgeois appelé Jacques Yan Leyen.
On voit à Sainte-Catherine quelques sculptures de Van-dermeulen; au maître autel, sainte Catherine devant sesjuges, par Navez ; à gauche du chœur, une Adoration desMages de Paul Morillo, qui faisait l’admiration de Rubens.
Saint-Pierre et Saint-Paul, ancienne église des Jésuites,