MALINES.
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lors de son expédition en Belgique pour délivrer la ville deMons, dans laquelle son frère Louis de Nassau était assiégépar le duc d’Albe. Celui-ci se vengea cruellement de cettedéfection ; aucune démarche ne put modérer sa colère , etbien que la ville n’eût fait aucune résistance, il la livra àun effroyable pillage. En l’année 1578, Malines abandonnale parti des étals et ouvrit ses portes à don Juan d’Au-triche. Son attachement à la domination espagnole futpunie par un nouveau désastre. Le gouverneur de Bruxel-les, Olivier Yandentympel, la prit le 9 avril 1580. Lestroupes réformées qu’il commandait firent beaucoup demal aux bourgeois et livrèrent les églises au pillage.Reconquise en 1585 par le prince de Parme , Malinessuivit depuis le sort général du pays.
Tout le pays qui s’étend de Cambrai à Anvers et de l’Es-caut à la Dyle et à la Sambre , faisait jadis partie de l’é-vêché de Cambrai ; les autres diocèses des Pays-Bas n’étaientpas moins étendus et populeux. C’est ce qui décida sous lerègne de Philippe II la création de nouveaux évêchés. Unenouvelle division, basée sur l’importance relative des dix-sept provinces des Pays-Bas, les partagea en trois archevê-chés : Cambrai, chef-lieu des provinces wallonnes ; Malines,centre des provinces flamandes; Utrecht, métropole despays hollandais et frisons. Malines , à cause de sa proximitéde la résidence du souverain, devint le siège primatial, etl’évêque d’Arras, Granvelle, le conseiller intime de Phi-lippe II, fut élevé en 1561 à ce poste éminent. On donnaainsi au pays une capitale ecclésiastique, comme il y avaitune capitale politique, Bruxelles ; une capitale scientifique,Louvain; une capitale commerciale, Anvers. Le morcelle-ment de la Belgique à différentes époques et de nouveaux